Sur Spices of Lust, on parle surtout de la façon d’utiliser les sextoys. Cette fois, on parle de la façon de les fabriquer. Les jouets en bois ont leurs adeptes fidèles, et des artisans spécialisés comme Wooden Dildo Co transforment du bois dur en jouets, à la main. Nos lecteurs nous demandent souvent comment on s’y prend – et si un jouet en bois peut vraiment être sûr.

Il peut l’être, mais seulement s’il est bien fait. Un gode en bois, c’est de l’ébénisterie fine qui finit à l’intérieur d’un corps : le moindre raccourci se paie. Voici tout le processus, du choix de l’ébauche au contrôle qualité final, avec en prime les erreurs les plus fréquentes.

La version courte

Si tu veux juste avoir une vue d’ensemble, voici comment on fabrique un gode en bois :

  1. Choisis un bois dur dense, au grain serré, comme l’érable dur, le cerisier ou le noyer – séché en séchoir et exempt de fentes, de nœuds et de pourriture.
  2. Dessine la forme – longueur, circonférence, courbure, et une vraie base évasée s’il risque un jour de s’approcher d’un cul.
  3. Prépare l’ébauche de façon que le fil du bois suive la longueur du jouet.
  4. Tourne-le au tour à bois (ou sculpte-le), en contrôlant les diamètres au compas d’épaisseur au fur et à mesure.
  5. Ponce en passant à des grains de plus en plus fins, en faisant lever les fibres entre chaque grain, jusqu’à ce que la surface soit douce comme du verre.
  6. Scelle-le avec une finition filmogène sans danger pour le corps, en plusieurs couches, et laisse-la polymériser complètement – des semaines, pas des heures.
  7. Inspecte chaque millimètre avant que qui que ce soit ne l’utilise.

La suite de ce guide détaille chaque étape et explique pourquoi elle compte.

Les godes en bois sont-ils vraiment sûrs ?

C’est la première question que tout le monde pose, et elle est légitime. Le bois brut est poreux : il absorbe l’humidité et présente de minuscules pores et fibres où des bactéries peuvent se loger. En soi, ce n’est pas un matériau sans danger pour le corps.

Ce qui rend un jouet en bois sûr, c’est la combinaison de trois choses :

  • Le bon bois – un bois dur dense et stable, au grain serré, et pas une essence tendre, à pores ouverts ou connue pour être irritante.
  • Une surface impeccable – poncée si finement qu’il n’y a plus rien qui puisse accrocher, faire une écharde ou retenir la saleté.
  • Une finition intacte et non poreuse – une finition polymérisée qui transforme la surface en quelque chose que tu peux laver comme du verre ou de l’inox.

Quand ces trois conditions sont réunies, un gode en bois est lisse, rigide, facile à nettoyer et merveilleux à utiliser. Si une seule d’entre elles cloche – une simple huile, une fissure fine comme un cheveu, un vernis bon marché sans aucune donnée de sécurité –, ce n’est plus le cas. C’est pourquoi les bons artisans consacrent l’essentiel de leur temps aux étapes de finition et d’inspection décrites plus bas.

Outils et matériaux

Pas besoin d’une usine, mais il te faudra plus qu’un couteau de poche. Pour des jouets tournés, voici l’équipement :

  • Un tour à bois – un tour de taille moyenne (midi) suffit largement pour des pièces de la taille d’un jouet.
  • Des outils de tournage – une gouge à dégrossir, une gouge à profiler, un outil à saigner et, si tu es à l’aise avec, un ciseau oblique (plane).
  • Un compas d’épaisseur et une règle – pour obtenir tes diamètres de façon régulière.
  • Une scie à ruban ou une scie à main – pour débiter les ébauches et abattre les arêtes.
  • Des abrasifs – du papier abrasif du grain 120 environ jusqu’au grain 400 au minimum, plus des tampons de polissage encore plus fins.
  • Des râpes, des limes et une vastringue – pour les modèles courbes qu’on ne peut pas entièrement façonner au tour.
  • Ta finition, des pinceaux ou des chiffons non pelucheux, et un endroit sans poussière pour la laisser polymériser.
  • Des équipements de protection – un écran facial pour le tournage, et un vrai masque respiratoire avec aspiration des poussières pour le ponçage.

Ne fais pas l’impasse sur ce dernier point. La poussière de bois est classée cancérogène pour l’être humain, et la fine poussière de ponçage est la plus difficile à capter. On conseille donc aux tourneurs de l’aspirer à la source et de porter un masque respiratoire qui filtre les particules très fines (Poussière et bois toxiques, National Association of Woodworkers NZ (en anglais)).

Étape 1 : choisir le bon bois

La sécurité pour le corps commence par le choix du bois. Voici ce qu’il faut rechercher :

  • Des bois durs denses, au grain serré. L’érable dur est la référence : clair, dur, lisse et au grain fin. Le cerisier et le noyer sont aussi très appréciés – ils sont magnifiques, prennent bien la finition et sont assez denses pour des jouets.
  • Du bois séché en séchoir. Le bois humide ou fraîchement abattu se rétracte et travaille en séchant, ce qui provoque des fentes – parfois des semaines plus tard. Achète des ébauches correctement séchées et laisse-les s’acclimater dans ton atelier.
  • Un fil propre et droit. Pas de nœuds, de fentes, d’inclusions d’écorce, de trous de vers ni de gerces. Tiens l’ébauche à la lumière et examine chaque face.

Ce qu’il faut éviter :

  • Les bois à pores ouverts comme le chêne et le frêne. Leurs gros pores sont difficiles à boucher complètement, et une surface scellée ne vaut que ce que vaut son pore le plus faible.
  • Les bois tendres comme le pin. Ils se marquent, font des échardes et ne gardent pas une surface nette et lisse.
  • Le bois échauffé, les loupes et le bois décomposé. L’échauffure est une dégradation causée par des champignons – superbe sur un bol, mais pas quelque chose que tu veux à l’intérieur de ton corps. Les loupes sont irrégulières et peuvent cacher des cavités.
  • Les essences irritantes et sensibilisantes connues. De nombreux bois exotiques, dont les palissandres et le cocobolo, sont réputés pour provoquer des réactions cutanées et respiratoires. Plus de 100 essences sont signalées comme provoquant un type de réaction ou un autre ; donc si tu as un doute sur un bois, renseigne-toi avant de le tourner (Toxicité du bois, American Association of Woodturners (en anglais)) – et si tu réagis déjà à une essence, ne l’utilise pas.
  • Les ébauches lamellées-collées ou contrecollées. Chaque joint de colle est un point faible potentiel. Les jouets destinés à la pénétration doivent être tournés dans une seule pièce de bois massif.

Étape 2 : concevoir le jouet

Avant de couper le moindre morceau de bois, dessine le jouet en taille réelle. Le bois est rigide et ne pardonne rien – contrairement au silicone, il ne fléchit pas pour s’adapter –, donc la forme compte encore plus qu’avec n’importe quel autre matériau.

Ce qu’il faut décider à ce stade :

  • La longueur insérable et la circonférence. Les jouets en bois paraissent plus gros que des jouets en silicone de même taille, parce qu’ils ne se compriment pas. Si tu conçois un jouet pour toi, mesure un jouet que tu adores déjà et pars de là. Notre guide pour bien choisir un gode aborde la question de la taille plus en détail.
  • Le bout. Toujours arrondi et effilé, jamais émoussé ni pointu.
  • Les courbes. Une légère courbe vise le point G ou la prostate. Garde des courbes douces et progressives – matériaux rigides et virages serrés ne font pas bon ménage.
  • Les transitions. Chaque changement de diamètre doit être fluide. Les nervures et les renflements, c’est très bien, tant qu’il n’y a ni arêtes, ni marches, ni contre-dépouilles qui pourraient pincer ou retenir la saleté.
  • La base. Tout jouet susceptible d’être utilisé analement a besoin d’une base évasée nettement plus large que la tige, pour qu’il ne puisse pas glisser entièrement à l’intérieur. Une poignée au col étroit n’est pas une base évasée. Lis notre guide pour se préparer à la sodomie pour comprendre pourquoi c’est important.

Une fois que le dessin te convient, fabrique un gabarit ou note les diamètres clés à des points précis sur la longueur. Ainsi, « à peu près cette forme » devient une série de chiffres que tu peux vérifier au compas d’épaisseur.

Étape 3 : préparer l’ébauche

  1. Débite un carrelet un peu plus long et un peu plus épais que le jouet fini. Il te faut une longueur de réserve à chaque extrémité pour que le tour puisse tenir la pièce.
  2. Vérifie le sens du fil. Le fil doit suivre la longueur du jouet, comme les fibres d’une branche de céleri. Un fil qui traverse la tige crée des fibres courtes qui peuvent casser.
  3. Trace les centres aux deux extrémités en tirant les diagonales d’un coin à l’autre.
  4. Abats les arêtes à la scie à ruban pour obtenir un octogone. C’est plus sûr à tourner et ça fait gagner du temps.

Étape 4 : tourner la forme au tour à bois

C’est la partie la plus gratifiante – voir un bloc carré devenir un jouet.

  1. Monte l’ébauche entre pointes et fais-la tourner à la main pour t’assurer que rien n’accroche.
  2. Dégrossis-la en cylindre à la gouge à dégrossir, à vitesse modérée. Augmente la vitesse une fois qu’elle est ronde et qu’elle tourne sans à-coups.
  3. Reporte tes points clés au crayon sur le cylindre, puis utilise l’outil à saigner et le compas d’épaisseur pour descendre jusqu’à chaque diamètre cible.
  4. Façonne entre les repères à la gouge à profiler – d’abord le bout, puis la tige, puis la base. Travaille par passes légères qui se chevauchent.
  5. Laisse un peu de surépaisseur aux deux extrémités, là où le tour tient le bois. Tu les sépareras et les façonneras à la main à la fin.

Tous les modèles ne peuvent pas être terminés au tour. Les jouets courbes sont généralement d’abord tournés droits, puis la courbe est sculptée à la main avec des râpes, des limes et une vastringue une fois le jouet sorti du tour. Prends ton temps : une râpe enlève la matière très vite, et tu ne pourras pas la remettre.

Quelle que soit la méthode, arrête-toi souvent pour vérifier le jouet avec tes mains, pas seulement avec tes yeux. Passe tes doigts tout le long et cherche les méplats, les bosses et les transitions irrégulières. Le bout de tes doigts trouvera des choses que tu ne vois pas.

Étape 5 : ponce comme si le confort de ton/ta partenaire en dépendait

Parce que c’est le cas. Une surface qui paraît « assez lisse » sur un pied de table est très loin d’être assez lisse pour un jouet.

  1. Commence vers le grain 120 pour éliminer les traces d’outils, puis passe au 180, 240, 320 et 400. Ne saute aucun grain – chacun efface les rayures laissées par le précédent.
  2. Ponce avec le tour en marche, puis arrête le tour et ponce dans le sens de la longueur du jouet à chaque grain. Cela élimine les fines rayures circulaires que laisse le ponçage au tour.
  3. Fais lever les fibres entre chaque grain. Essuie le jouet avec un chiffon humide, laisse-le sécher, et tu sentiras de minuscules fibres dressées. Ponce-les. Recommence jusqu’à ce que la surface reste lisse après avoir été mouillée. Si tu sautes cette étape, les fibres se relèveront la première fois que le jouet rencontrera de l’eau ou du lubrifiant.
  4. Termine avec des grains encore plus fins ou des tampons de polissage jusqu’à ce que la surface soit douce comme du verre.
  5. Façonne les extrémités à la main une fois le jouet séparé du tour, et ponce-les avec la même exigence.

Porte ton masque respiratoire et fais tourner l’aspiration pendant toute cette étape. Le ponçage produit la poussière la plus fine et la plus nocive de tout le processus.

Étape 6 : la finition – l’étape dont dépend toute la sécurité

C’est la finition qui transforme un bel objet en jouet sans danger pour le corps, et c’est l’étape à laquelle il faut faire le plus attention.

Il existe deux grandes familles de finitions pour le bois :

  • Les finitions pénétrantes – des huiles et des cires qui imprègnent le bois. Elles sont jolies et donnent un toucher naturel, mais elles ne créent pas de barrière continue. Le bois reste poreux. L’huile ou la cire seule ne suffit pas pour un jouet destiné à la pénétration.
  • Les finitions filmogènes – des finitions qui forment un film dur et continu à la surface. C’est ce dont un jouet destiné à la pénétration a besoin.

Quand tu choisis une finition, recherche :

  • Une sécurité documentée. Il te faut une fiche technique du fabricant montrant que la finition polymérisée est sans danger pour le contact alimentaire ou le contact avec la peau – et idéalement pour le contact avec le corps. « Non toxique » imprimé sur un pot sans rien derrière, ça ne compte pas.
  • Un film dur et imperméable qui supporte des lavages répétés sans ramollir, blanchir ni s’écailler.
  • La compatibilité avec le lubrifiant. La finition ne doit pas devenir collante ou molle au contact de lubrifiants à base d’eau ou de silicone.

Comment l’appliquer :

  1. Assure-toi que la surface est exempte de poussière. Utilise un chiffon propre et non pelucheux.
  2. Applique des couches fines et régulières et respecte le temps de séchage indiqué sur la fiche technique.
  3. Égrène légèrement entre les couches avec un abrasif très fin pour retirer les grains de poussière, puis essuie.
  4. Superpose suffisamment de couches pour obtenir un film continu et vitreux, sans zones sèches ou mates. Fais particulièrement attention au bout et à la base, où le bois de bout boit la finition.
  5. Laisse-la polymériser complètement. Sec et polymérisé, ce n’est pas la même chose. Une finition peut sembler sèche en quelques heures, mais mettre des jours ou des semaines à durcir complètement et à cesser de libérer des solvants. Vérifie le temps de polymérisation sur la fiche technique et respecte-le. Un jouet qui sent encore la finition n’est pas prêt.

Si tu ne trouves pas de finition avec une vraie documentation de sécurité, n’utilise pas le jouet pour la pénétration. C’est la réponse honnête.

Étape 7 : tout inspecter

Avant que qui que ce soit utilise le jouet, fais-lui passer un dernier contrôle :

  • Sous une lumière vive, sous tous les angles, à la recherche de zones mates, de piqûres, de bulles, de coulures ou de zones où la finition est trop mince.
  • Du bout des doigts et avec les ongles, pour sentir la moindre rugosité, fibre relevée ou arête – surtout au bout, à la base et à chaque transition.
  • À la recherche de fentes ou de gerces, y compris les fines fissures capillaires aux extrémités.
  • Au niveau de la base, pour confirmer qu’elle est assez large et stable.
  • À l’odeur – une finition complètement polymérisée ne devrait sentir absolument rien.

Si quoi que ce soit ne passe pas, retour au ponçage et à la finition. Sans exception. Un défaut que tu laisses passer à l’atelier devient une écharde, ou une fissure où les bactéries peuvent se cacher.

Comment entretenir un gode en bois

Un jouet en bois bien fait dure des années s’il est bien traité :

  • Lave-le après chaque utilisation à l’eau tiède avec un savon doux et non parfumé, puis sèche-le aussitôt avec une serviette propre. Notre guide pour nettoyer ses sextoys donne plus de détails.
  • Pas de trempage, pas d’ébullition, pas de lave-vaisselle. Un trempage prolongé et la chaleur peuvent abîmer la finition et faire gonfler le bois en dessous.
  • Utilise par défaut un lubrifiant à base d’eau. Il est compatible avec presque toutes les finitions. Le lubrifiant à base de silicone fonctionne généralement aussi sur du bois scellé, mais vérifie d’abord auprès du fabricant. Jette un œil à notre guide des meilleurs lubrifiants.
  • Range-le au sec, loin des radiateurs, du soleil direct et des salles de bains humides.
  • Utilise un préservatif si tu partages le jouet ou si tu passes d’un usage anal à un usage vaginal.
  • Inspecte-le régulièrement. Si la finition s’ébrèche, se fissure, s’écaille ou devient collante, ou si le bois lui-même se fend, mets le jouet à la retraite. Ne l’utilise plus pour la pénétration.

Le fabriquer soi-même ou l’acheter ?

C’est génial que des gens aient envie de fabriquer leurs propres jouets. Mais soyons honnêtes : fabriquer un jouet en bois qu’on peut insérer en toute sécurité demande un tour, une vraie protection contre la poussière, une finition avec une véritable documentation de sécurité, et la patience de poncer et d’inspecter pendant des heures.

Si tu travailles le bois, que tu as l’équipement qu’il faut et que tu aimes le processus, lance-toi, et prends chaque étape ci-dessus au sérieux. Si tu veux simplement un beau jouet sans la poussière ni l’apprentissage, un gode en bois fait main par un artisan spécialisé qui scelle et vérifie chaque pièce est la voie la plus simple et la plus sûre. Et si les jouets DIY en général te tentent, notre article sur les godes faits maison explique ce qui est sûr et ce qui ne l’est pas.

Questions fréquentes

Les godes en bois sont-ils poreux ?

Le bois brut est poreux. Un gode en bois correctement scellé avec une finition filmogène polymérisée ne l’est pas. La surface que tu touches, c’est la finition, pas le bois. C’est pourquoi la finition doit rester intacte – dès qu’elle s’ébrèche ou se fissure, le bois en dessous est à nu.

Peut-on utiliser un gode en bois pour le jeu anal ?

Oui, à condition qu’il ait une vraie base évasée, un bout lisse et arrondi et une finition intacte. Utilise beaucoup de lubrifiant, vas-y doucement, et n’utilise jamais analement un jouet sans base évasée.

Quel est le meilleur bois pour un gode ?

Les bois durs denses, au grain serré, comme l’érable dur, le cerisier et le noyer. Évite les bois à pores ouverts comme le chêne, les bois tendres comme le pin, le bois échauffé ou les loupes, et les bois exotiques connus pour provoquer des réactions allergiques.

Combien de temps faut-il pour fabriquer un gode en bois ?

Le tournage en lui-même peut prendre une heure ou deux. Le ponçage, la finition et la polymérisation prennent beaucoup plus de temps – plusieurs couches avec un temps de séchage entre chacune, puis des jours ou des semaines pour que la finition polymérise complètement. L’essentiel du « temps de fabrication » d’un jouet en bois, c’est de l’attente.

Quelle sensation procure un gode en bois ?

Ferme, lisse et étonnamment chaud. Le bois est un isolant naturel : il ne paraît pas froid comme peuvent l’être le verre ou l’acier, et il se met vite à la température du corps. Comme il est complètement rigide, il offre une pression très précise, que beaucoup de gens adorent pour stimuler le point G et la prostate.

Peut-on faire bouillir un gode en bois pour le stériliser ?

Non. L’ébullition peut abîmer la finition et faire gonfler le bois. Lave-le plutôt à l’eau tiède avec un savon doux, et sèche-le aussitôt.